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LA CARDIOLOGIE

L'unité comprend 34 lits dont 6 lits de soins intensifs (USIC) de même qu'un secteur d'explorations fonctionnelles où sont pratiqués des électrocardiogrammes (ECG), des holters rythmiques et tensionnels, des écho-dopplers cardiaques trans-thoraciques, des échocardiographies trans-œsophagiennes, des échocardiographies de stress, des écho-dopplers vasculaires artériels et veineux, des épreuves d'effort et des angio-scanners multi-barrettes (service d’imagerie médicale).

Les poses de stimulateurs cardiaques, les coronarographies et les angioplasties (cardiologie interventionnelle 24 heures sur 24) sont réalisées au bloc opératoire.

Quatre cardiologues interventionnels constituent l’équipe qui s’occupe des patients hospitalisés. Leur cabinet de consultation est également situé dans les locaux de la clinique.

De nombreux intervenants extérieurs complètent l’équipe notamment pour réaliser certaines explorations fonctionnelles.

Les activités

Le service de cardiologie regroupe des médecins très spécialisés dans leur domaine pour traiter toutes les décompensations d'une maladie cardiaque et/ou vasculaire connue ou pour bilan motivé par une suspicion de maladie cardiaque et/ou vasculaire (en urgence ou programmé).

Il en assure la prévention, le dépistage, le diagnostic et le traitement.

Cette prise en charge peut se faire en consultation externe, ou lors d’une hospitalisation en ambulatoire (d’une durée de quelques heures) ou en service traditionnel avec télémétrie (d’une ou plusieurs nuits) voire en Unité de Soins Intensifs Cardiovasculaire (USIC), si nécessaire.

Si vous désirez prendre des nouvelles d'un malade hospitalisé, vous pouvez téléphoner 24h sur 24 dans le service.

Une garde sur place de médecins cardiologues permet d'assurer l’admission de toutes les urgences cardiologiques 24 heures sur 24 ainsi que la sécurité des malades hospitalisés. Cette garde bénéficie, si besoin, de l’intervention des autres praticiens de garde de la clinique et notamment d’un médecin urgentiste, d’un résident urgentiste et de deux anesthésistes-réanimateurs.

Si une angioplastie coronaire est rendue nécessaire pour le traitement un infarctus aigu de moins de six heures, une équipe d’intervention le permet sans délais.

L'Unité de Surveillance Continue Cardiologique (USIC)

L'unité de Soins intensifs cardiologique est composée de 6 lits où chaque patient est sous surveillance monitorée continue centralisée pour la surveillance. La prise en charge médicale est assurée 24 heures sur 24 par des cardiologues libéraux. La nuit, un cardiologue (senior) de garde est sur place en permanence pour l'unité de soins intensifs. Le personnel infirmier est spécialement formé à la pathologie cardio-vasculaire.

L'unité équipée de tout le matériel le plus moderne nécessaire prend en charge toutes les urgences cardio-vasculaires (SAMU, Urgences de l'Hôpital…) 24 heures sur 24 et 365 jours par an, dirigées notamment sur la structure des Urgences de la clinique où elles sont reçues par le cardiologue de garde. Elle est en filière avec les installations de cardiologie interventionnelle disponible 24 heures sur 24 pour tous les syndromes coronariens aigus avec une équipe de médecins rompue à la prise en charge de ces pathologies.

LE CENTRE DE LUTTE CONTRE LE CANCER

Le Service d’oncologie prend en charge les patients adultes atteints d’un cancer.
Il suit le patient tout au long de sa maladie : diagnostic, établissement des propositions thérapeutiques (chirurgie…), suivi de traitement (curatif ou palliatif), prise en charge des urgences éventuelles, rémission.
Le service accueille le patient pour l’administration des thérapies médicamenteuses (chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie) et le soutien dans les différentes étapes du traitement et de la maladie.

LE SERVICE de cancérologie

Les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP)

Les réunions de concertation pluridiscplinaire en cancérologie associent plusieurs médecins de spécialités différentes afin d'examiner les dossiers des malades atteints d'un cancer, et de faire des propositions thérapeutiques concertées.
Lors de ces réunions, où sont examinés et discutés les dossiers, une fiche de présentation à la RCP est pré-remplie par le médecin référent. À l'issue de cette discusion, une proposition thérapeutique est rédigée, consignée sur la fiche de RCP et adressée aux médecins, en relation avec le malade, qui décideront ensuite de l'appliquer (ou non).

Les réunions se tiennent deux fois par mois sur le site de la clinique Saint GEORGE au sein du Centre de Coordination de Cancérologie (3C). Les médecins traitants peuvent y assister. Une réunion par télémédecine est en cours de mise en place.
Y participent:

  • les chirurgiens oncologues libéraux de la clinique  ;
  • les oncologues médicaux libéraux de la clinique ;
  • les médecins spécialistes libéraux impliqués dans le diagnostic ou le traitement du cancer : anatomopathologistes des cabinets extérieurs et radiothérapeutes du Centre de Haute Energie ;
  • les médecins traitants des malades dont les dossiers sont discutés, ainsi que ponctuellement d'autres spécialistes.

Cette activité se situe dans le cadre du réseau de soins en cancérologie ONCOPACA.

Le réseau de cancérologie ONCOPACA

Depuis de nombreuses années, les médecins et les établissements amenés à prendre en charge des patients cancéreux se sont organisés de façon spontanée en réseaux permettant de confronter les aspects et avis multidisciplinaires de l’approche cancérologique.
À la suite de la parution des premiers textes réglementaires sur les réseaux et l’organisation de la cancérologie (notamment la mesure 29 du Plan Cancer), les quatre réseaux « fondateurs » de la région PACA (R2C, ONCOSUD, ONCOREP, ONCAZUR) se sont structurés, en septembre 2006, en une seule entité avec un statut juridique, une organisation logistique et un financement : le réseau OncoPACA.
Comme pour tous les réseaux, ses quatre missions principales sont :

  • la mise en place de référentiels régionaux ;
  • l’accès aux formations ;
  • le déploiement du Dossier Communiquant en Cancérologie (DCC) ;
  • l’information aux patients et aux professionnels de santé…

La clinique Saint GEORGE et le 3C Saint GEORGE adhèrent au réseau de cancérologie régional ONCOPACA.

Le réseau permet donc le recueil des fiches de RCP et des informations de tous ses membres. Il dispose ainsi d'une base de données regroupant les fiches des RCP qui lui sont affiliées. Son harmonisation sur la base de la fiche de RCP proposée par l'INCa a été réalisée en 2007.
La base de données régionale anonymisée est placée sur un serveur sécurisé qui permet de regrouper toutes les fiches de la région.

Le service de chimiothérapie ambulatoire

Le traitement des pathologies cancéreuses se fait le plus souvent en séances de quelques heures ne nécessitant pas une hospitalisation complète, mais en présence d'un oncologue médical. Ceci est rendu possible grâce à la bonne gestion actuelle des effets indésirables des médicaments.

Situé au rez-de-chaussée, afin d'éviter aux patients des déplacements trop longs, une structure spécifique a été adaptée de manière à accueillir en toute sécurité les patients pour leurs séances.
Elle se compose de 16 fauteuils, de 5 places et d'une unité de reconstitution sous isolateur en surpression qui dépend de la pharmacie.
Les conditions de confort et de sécurité ont été optimisées. Le service est entièrement climatisé, chaque patient dispose d’une télévision avec casque…

Le service de chimiothérapie ambulatoire est en mesure de recevoir les patients du lundi au vendredi. Tous les oncologues médicaux participent à la surveillance des cycles de chimiothérapie. Une psychologue de la clinique, à temps complet, est à la disposition des patients et des équipes soignantes.

Pour joindre le secrétariat du service de chimiothérapie ambulatoire : 04 92 26 79 27

Le service de Médecine à orientation cancérologique

Des cancérologues et médecins qualifiés y interviennent quotidiennement ainsi qu’un personnel dédié à la cancérologie et aux soins palliatifs (infirmières, psychologues). Le service permet, notamment, la réalisation de certaines chimiothérapies qui ne peuvent pas être faites en ambulatoire du fait de leur toxicité immédiate et qui nécessitent une surveillance étroite du patient, la surveillance médicale après une intervention chirurgicale ou au décours d’une radiothérapie…
Le service bénéficie d'une majorité de chambres individuelles. Toutes les chambres sont climatisées et sont équipées de cabinet de toilette avec douche, d'une télévision individuelle et d'un téléphone.
La clinique assure aussi, 24 heures sur 24, la prise en charge des urgences en cancérologie et les hospitalisations rendues nécessaire pour les patients qui sont pris en charge habituellement par les spécialistes de l'établissement.

La clinique met à votre disposition :

  • des chirurgiens carcinologiques et des chirurgiens plasticiens (qui associées à la chirurgie carcinologique tendent à limiter les mutilations de cette chirurgie)&nb;
  • un centre d'imagerie médicale qui contribue au diagnostic des maladies et à l’évaluation des traitements en cours ;

Mais elle fait appel au Centre de Haute Énergie pour les traitements de radiothérapie éventuellement nécessaires en complément de la chirurgie et/ou de la chimiothérapie.
L'activité de consultation est réalisée dans les cabinets des praticiens libéraux.


Le Centre de Coordination de Cancérologie (3C)

Il a pour vocation de donner des informations aux patients et aux médecins traitants concernant les prises en charge des pathologies cancéreuses dans l’établissement. Il évalue par ailleurs les pratiques professionnelles, il propose une démarche qualité de ces prises en charge.

Il coordonne une discussion lors d’une Réunion de Concertation Multidisciplinaire (RCP) pour définir la meilleure stratégie à adopter. Celle-ci est ensuite expliquée intégralement au patient par le cancérologue référent (consultation d’annonce) et un compte-rendu est systématiquement adressé au médecin traitant désigné par le patient.

Les soins de support

Les soins de support concernent l'ensemble des soins, autres que les traitements anticancéreux spécifiques, et des soutiens qui sont nécessaires aux personnes atteintes de cancer visant à traiter les symptômes du cancer et à prendre en charge les effets secondaires des traitements antinéoplasiques (somatiques, psychologiques ou sociaux) conjointement aux traitements oncologiques ou hématologiques spécifiques, pour préserver la qualité de vie des personnes malades et celle de leur entourage.

Le patient peut recourir à des soins de support à tout moment de sa maladie. L’analyse des besoins en soins de support est réalisée dès le début de la maladie par le 3C dans lequel le patient est accueilli, puis, tout au long de l’évolution de celle-ci, c’est-à-dire lors des phases curative et palliative, ainsi que dans les suites de la maladie. La mise en place des soins de support s'intègre également dans le cadre des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP).

Le traitement de la douleur

C’est un élément essentiel des soins de support tout au long de l'évolution du cancer puisqu'elle y est présente dans 80 % des cas, qu'il s'agisse de séquelles douloureuses éventuelles chez un patient guéri ou de syndrome douloureux témoignant d'une évolution tumorale locale ou métastatique en phase palliative.

Les équipes peuvent être aussi sollicitées dès que la douleur persiste anormalement. Il faut anticiper pour éviter d'intervenir une fois la douleur installée et parfois rebelle.

Elle peut être, d'origine nociceptive, neurogène ou plus rarement psychogène, c'est un phénomène fréquent tant en cancérologie qu'en hématologie. Elle peut être liée à la maladie ou aux traitements mis en œuvre. Son évaluation et celle de son retentissement, tant sur la qualité de vie du patient que sur son contexte psycho-socio-familial, constitue la première phase de sa prise en charge. La prise en charge de la douleur implique le traitement de la cause et la mise en œuvre de traitements spécifiques et symptomatiques, en privilégiant la voie orale, le contrôle de la douleur sur l'ensemble du nycthémère, la prescription à horaires fixes sans attendre la plainte du malade.

Soins par une esthéticienne : socio-esthéticienne

Ces soins favorisent le processus de guérison par la communication, le mieux-être, le confort du patient dans le cadre d’une meilleure qualité d’hospitalisation (sans se substituer à une esthéticienne de ville). Ils répondent à un besoin de restauration de l’image de soi pour les personnes ayant subi des traitements pouvant porter atteinte à leur intégrité corporelle. Ils encouragent les personnes fragilisées par la maladie à garder leur personnalité en conservant une apparence soignée, les aident à développer leur image corporelle altérée par la maladie, leur redonnent confiance tout en leur apportant détente et bien-être.

Les soins effectués : des soins du visage et du corps, des modelages (à base d’effleurages et de glissages), des soins esthétiques des mains ou des pieds, des épilations, des conseils en chevelure (la chimiothérapie peut être alopéciante), en hygiène corporelle (pour apprendre par exemple à bien hydrater sa peau que les traitements dessèchent) ou en maquillage. Un maquillage « bonne mine » permet de pouvoir de nouveau affronter le regard des autres et le sien. Un maquillage correcteur masque des mutilations dues à la chirurgie et permet de se réapproprier son image.

Le partenariat avec toute l’équipe soignante est primordial, la prise en charge s’effectue en individuel, parfois en partenariat avec les psychologues ou les infirmières.

Psycho-oncologie

La maladie peut être source de souffrance physique mais aussi psychologique. L'angoisse du lendemain, la perte de repères, l'altération de l'image, la difficulté à communiquer avec ses proches… sont autant de facteurs qui peuvent déstabiliser le patient et le rendre psychiquement vulnérable. Plusieurs moments peuvent être difficiles à gérer pendant la maladie que ce soient l'annonce du cancer, la phase de traitement, les « inter-cures » ou la fin du traitement et le retour chez soi, au travail...

Il faut aussi apprendre à vivre au quotidien avec la maladie. Le patient est parfois confronté à un changement de son image corporelle, à la suite des effets secondaires des traitements (chute des cheveux, réactions cutanées...) ou d'une chirurgie. Il doit aussi continuer à gérer sa vie familiale, les soucis domestiques. La communication avec les proches peut être aussi difficile. Le patient ressent parfois des difficultés à s'ouvrir aux autres ou à parler de son cancer.

Certains patients vont avoir besoin d'un soutien psychologique tout au long de la maladie, d'autres à des moments plus spécifiques. Le soutien psychologique peut s'adresser aussi aux proches du patient car le cancer représente également un bouleversement dans leur vie et la traversée de la maladie aux côtés de la personne souffrante peut générer un besoin de soutien et d’accompagnement. La psychologue intervient auprès des patients pour tenter de prévenir et traiter les répercussions négatives de la maladie sur leur psychisme et celui de leurs proches. Elle peut assurer un accompagnement, à la demande du patient seulement, pendant et après le traitement, sous la forme de consultations psychothérapeutiques (sans se substituer à une psychologue de ville) qui permettent au patient de mieux exprimer sa souffrance et de mettre en œuvre les moyens destinés à l'aider.

La psycho-oncologie s’exerce dans le quotidien du soin en cancérologie, en synergie avec les autres professionnels. Elle est une composante de la pluridisciplinarité. Elle développe des actions de prévention auprès des patients et de leurs proches, de dépistage systématisé des difficultés psychologiques et participe à la coordination de leur prise en charge. Elle permet une meilleure prise en compte de la dimension psychosociale dans le processus de décision. La collaboration régulière avec les autres soignants assure une sensibilisation et une formation réciproques aux enjeux de la communication dans la relation soignante.

Accompagnement social

Dans le cadre des soins de support, l’Assistante Sociale est garante de l’aspect social de cette prise en charge globale. Comme toute pathologie chronique évolutive nécessitant des traitements lourds et coûteux, le cancer peut conduire rapidement à une précarisation avec une diminution des revenus voire à une perte d’emploi.

Son travail s’articule autour d’un aspect purement technico-administratif qui comprend l’aide au montage de dossiers et l’information sur les dispositifs existants concernant les droits sociaux des patients atteint d’un cancer :

  • Les couvertures sociales sont fonction de la situation professionnelle, certaines personnes étant déjà en situation de précarité au moment du diagnostic, du secteur d’activité, des conventions collectives et éventuellement des assurances privées.
  • Dans la mesure où le cancer est reconnu affection de longue durée (ALD), le salarié peut bénéficier d’indemnités journalières (IJ) pour une durée de 3 ans.
  • Les frais inhérents aux traitements et aux prothèses, (souvent indispensables), malgré la prise en charge du cancer en tant qu’affection de longue durée ne sont pas remboursés dans leur totalité.
  • Il est peut également être difficile d’obtenir un prêt, malgré la mise en place de dispositifs spécifiques comme la convention Bellorgey, méconnue et d’application difficile.

Nutrition

L’activité de diététicienne est d’apporter confort et plaisir à des patients souvent affaiblis et dénutris qui ont peu d’appétit à la suite de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, en réalimentation après des interventions chirurgicales, ou qui découvrent un diabète insulinodépendant consécutif à une pathologie, en donnant des conseils alimentaires.

Il faut déterminer :

  • l’apport calorique moyen et évaluer l’apport en protéines, qui apporte un meilleur confort physique et psychique, en un mot : une meilleure forme ;
  • l’apport en glucides qui apportent de l’énergie et permettent une reprise de poids ;
  • l’apport en graisses qui apportent beaucoup de calories sous un faible volume, ce qui est intéressant pour des personnes qui mangent peu ;
  • l’apport en fibres pour privilégier un bon transit chez des personnes qui bougent peu ou sont alitées, suivant les goûts et les possibilités de chacun.

Pour les personnes qui ont peu d’appétit, on conseille des collations salées et/ou sucrées qui peuvent augmenter l’apport calorique voire des compléments alimentaires sous forme de boissons lactées, ou des crèmes desserts enrichies en protéines et en calories quand la dénutrition est importante.

Le plaisir de manger doit rester une priorité chez ce type de patients.

 

 

DOULEUR ET SOINS PALLIATIFS

La Douleur

Tout le monde ne réagit pas de la même façon à la douleur, que ce soit au cours de votre hospitalisation ou dans le cadre de consultations externes, les soignants sont à votre disposition au sein de l’établissement. Il vous suffit d’en faire la demande… Aidez l’équipe soignante qui vous prend en charge à traiter votre douleur !

Les soins palliatifs et l’accompagnement concernent les personnes de tous âges atteintes d’une maladie grave, évolutive mettant en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Ces personnes peuvent souffrir d’un cancer, d’une maladie neurologique dégénérative, du SIDA… Ces soins prodigués visent uniquement à améliorer le confort et la qualité de vie et à soulager les symptômes : ce sont les traitements et soins d’accompagnement physiques, psychologiques, spirituels et sociaux envers ces personnes et leur entourage.

L’engagement de tous les soignants

Soulager la douleur fait partie intégrante de la démarche de soins de l'établissement (comité de lutte contre la douleur CLUD). La prise en charge de la douleur peut se faire pour des situations aiguës (douleur post-opératoire, examen invasif…) ou dans le cadre de pathologies chroniques (cancers…) :

  • la prise en charge de la douleur aiguë est une préoccupation quotidienne des équipes soignantes de l’établissement quelques soit l’étape de la prise en charge dans l’établissement : après une intervention chirurgicale, pendant un examen douloureux, avant une situation qui peut entraîner une douleur… La souffrance morale augmente les douleurs ;
  • la prise en charge de personnes souffrant de douleurs chroniques rebelles aux traitements classiques. Il n’y a pas une mais des douleurs qui se distinguent par leur origine, leur durée, leur intensité… Traiter la douleur, peut prendre du temps dans ces cas-là.

Les douleurs altèrent notablement le confort et la qualité de vie. La traiter c’est contribuer à retrouver le bien-être, l’appétit, le sommeil, l’autonomie et se retrouver avec les autres.

Équipe mobile de lutte contre la douleur

Elle n’intervient que sur le site de la clinique Saint GEORGE à la demande des équipes soignantes avec l'accord du médecin prescripteur.

Elle a pour premier objectif l’aide et le soutien des équipes soignantes pour améliorer la prise en charge et la surveillance de la douleur des patients qui leur sont confiés et l’accompagnement relationnel nécessaire à une prise en charge globale, afin de favoriser le confort physique de la personne malade.

Elle a, également, été mise en place pour éviter le risque d’insuffisance d’analgésie postopératoire dans notre structure de soins, pour que toute personne atteinte d’un cancer puisse bénéficier, au cours de son hospitalisation, de soins de support concernant la douleur (mesure 42 du Plan Cancer) et pour surmonter les difficultés de la prise en charge des patients douloureux chroniques.

Cette équipe permet en outre de s’assurer :

  • de la pertinence de l’information donnée au patient ;
  • de l’évaluation systématique et continue de la douleur ;
  • de la capacité à adapter secondairement le traitement antalgique.

Ces derniers points nous apparaissent comme des éléments indispensables du succès de l’analgésie et s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue de la qualité dans la prise en charge de la douleur.

L’équipe est composée de deux infirmières référentes titulaires d’une formation universitaire spécifique qui interviennent sur la base de protocoles validés par les médecins algologues et peut référer ponctuellement à ces médecins pour les cas complexes. Leur rôle est aussi l’application des protocoles antalgiques pendant le geste ou le soin, assurant la surveillance et le réconfort du patient pendant la durée de l’acte, l’expérience montrant que l’équipe « intervenante » ne peut, en plus du geste technique, assurer également l'antalgie dont la composante psychologique ne peut être ignorée.

Cette « Équipe Mobile de Prise en charge de la Douleur » est complétée par deux médecins référents, un médecin algologue et neurologue et un médecin anesthésiste-réanimateur.

L’intervention se décompose en plusieurs temps :

  • Un temps de parole donné au patient et un temps d’évaluation : niveau de douleur au repos et à la mobilisation, principaux épisodes douloureux depuis la veille, compréhension de la technique d’analgésie mise en œuvre, effets secondaires éventuellement observés… C’est l’occasion de ré-expliquer ce qui n’aurait pas été bien compris et souvent de le rassurer quant au bon déroulement des suites opératoires.
  • Un temps est consacré à l’équipe soignante pour faire le point sur les problèmes rencontrés, en profiter pour actualiser les connaissances et pour discuter des difficultés rencontrées dans l’évaluation de la douleur ou dans la prise en charge des effets secondaires. Ces conseils permettent une continuité des soins de bonne qualité.
  • Un temps est consacré au matériel, aux changements de poches de perfusion et aux ajustements thérapeutiques nécessaires.

Dans tous ce cas, les patients sont revus dans les heures qui suivent pour contrôler l’efficacité de l’intervention.

Cette équipe mobile de lutte contre la douleur participe au comité de lutte contre la douleur (CLUD), visant à améliorer au quotidien le traitement de la douleur, qui se réunit deux fois par an.

Consultation anti-douleur

Le mal de dos, les douleurs dans les jambes de type sciatique, l'arthrose, les maux de tête rebelles, l'artérite des membres inférieurs, le cancer … peuvent être des causes de douleur chronique. Le choix du traitement dépend du type de douleur, de son intensité, de la façon dont vous réagissez à votre thérapie antalgique actuelle, de la maladie causale…

Une approche spécialisée des douleurs chroniques peut vous aider à faire face à vos douleurs. Si vous souffrez de douleurs chroniques et que vous estimez que votre traitement actuel n'est pas efficace et qu'il ne maîtrise pas vos douleurs, il est important que vous en parliez à un spécialiste du traitement de la douleur que l’on appelle médecin « algologue », professionnel de santé spécialiste des problèmes rencontrés par ceux qui souffrent de douleur non soulagée par un traitement habituel bien conduit. Une douleur persistante même si elle ne peut pas toujours être évitée (personnes âgées ou personnes souffrant d'arthrose, de problèmes de dos…) ne doit pas être négligée et doit être traitée. La douleur n’est pas une fatalité !

Personne ne connaît votre douleur comme vous-même. Vous êtes la seule personne qui peut dire si votre traitement actuel est efficace et s'il permet de maîtriser votre douleur. C'est pourquoi, il est important que vous parliez à votre médecin, au personnel infirmier et aux membres de votre famille si votre thérapie antalgique ne vous apporte pas un soulagement adéquat. La recherche médicale a montré que s'ils étaient correctement pris (évaluation du traitement notamment par Echelle Visuelle Analogique), les médicaments antalgiques peuvent soulager la douleur sans créer de dépendance ni d’effet secondaire handicapant.

Le choix du traitement prescrit par le médecin algologue comprend toute une gamme de traitements est disponible : des antalgiques peuvent être administrés par voie orale, rectale ou transcutanée, ou sous forme injectable (intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire) ce qui peut nécessiter, dans ce dernier cas, une courte hospitalisation. D’autres types de traitement non médicamenteux sont encore possible, comme : stimulation électrique/neurostimulation, physiothérapie, programmes de traitement de la douleur : blocs nerveux, neurostimulation, soutien psychologique, chirurgie (chirurgie correctrice, neuroablation), thérapies alternatives…

Les Soins Palliatifs

Elles visent à maintenir une qualité de vie la meilleure possible jusqu’au bout de la vie, en privilégiant une philosophie de soins centrée sur la personne et non exclusivement sur la maladie, ceci dès l’annonce du diagnostic et en collaboration étroite avec les équipes soignantes.

  • Actions à destination du patient : Une aide à l’évaluation des symptômes occasionnés par la maladie grave, des propositions thérapeutiques, un accompagnement, des conseils et soutien téléphoniques, des consultations de soins de confort et soins palliatifs.
  • Aide des familles et des proches : Soutien, aide, conseils et soutien téléphoniques, suivi de deuil.
  • Actions auprès des équipes soignantes : Formations, soutien psychologique et maintient du lien avec les équipes médicales et soignantes hospitalières et du secteur libéral.

Trois lits spécialisés sont identifiés dans le service de médecine pour prendre en charge les patients nécessitant des soins palliatifs : tumeurs cancéreuses en stade terminal, pathologies chroniques évolutives, grand âge… Un accueil des familles y est prévu par une équipe spécialisée qui dispense des soins d’accompagnement humains au patient et afin de soulager au mieux leur souffrance et celle de leurs proches.

L'HEMODIALYSE

La clinique Saint GEORGE héberge dans ses locaux le Centre d’Hémodialyse AGAHTIR. Le Centre traite 6 jours sur 7 des personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique grave.

Il dispose pour cela de 15 postes d'hémodialyse médicalisés permettant d'assurer des traitements par hémodialyse conventionnelle et 12 postes d’autodialyse. Chaque poste possède d’un téléviseur avec casque individuel. Une collation peut être proposée aux personnes qui le souhaitent. Les Médecins du centre de dialyse assurent également la prise en charge des patients de la clinique Saint GEORGE pour des consultations de néphrologie. Le Centre traite de manière permanente des personnes domiciliées à Nice. Il reçoit également de manière temporaire des personnes domiciliées dans d'autres régions de France ou à l'étranger mais devant séjourner dans la région pour une courte période.

Les normes de qualité les plus avancées sont mises en œuvre dans le Centre d’Hémodialyse. La centrale de préparation de l'eau pour hémodialyse répond en particulier aux caractéristiques les plus modernes et des méthodes de désinfection quotidienne automatisées.

LA MÉDECINE POLYVALENTE

Trois services de 54 lits dont … chambres à un lit et … chambres à deux lits.

Quatre praticiens de médecine dont l’activité est exclusive et des intervenants extérieurs : cardiologues, gastro-entérologues, pneumologues, dermatologues, ophtalmologues, rhumatologues, neurologues...

Activités

Le service de médecine polyvalente accueille les malades adressés par des praticiens libéraux de ville, par d’autres établissements privés ou les hôpitaux publics.

Il prend en charge tout patient impliquant des démarches diagnostiques ou thérapeutiques quelles que soient les pathologies (toutes les maladies du tube digestif, du foie et du pancréas [maladie diabétique], toutes les maladies respiratoires, neurologiques, cancérologiques…).

Le service peut accueillir les malades adressés par la Structure des Urgences de la clinique. Si leur état le nécessite par la suite, ils peuvent être transférés dans un service de réanimation du CHU de Nice après avoir été conditionnés sur place.

Le service assure également la prise en charge des malades en soins palliatifs (sur trois lits autorisés par la tutelle - ARH) pour des soins de supports et d’accompagnement. Cela concerne des patients atteints de pathologies cancéreuses mais aussi de pathologies chroniques sévères non cancéreuses.

L’établissement est reconnu par le SROS III comme site orienté en cancérologie et constitue un acteur dynamique du réseau de cancérologie PACA (ONCOPACA). Des équipes soignantes dévouées travaillent en étroite collaboration avec les médecins oncologues libéraux de l’établissement.

Une garde de praticiens urgentistes rompus à l'urgence permet d'assurer la sécurité des malades 24h sur 24, sur place. Cette garde bénéficie, si besoin, de l’intervention des autres praticiens de garde de la clinique et notamment de deux anesthésistes-réanimateurs, d’un cardiologue et d’un gynéco-obstétricien.

Enfin, si nécessaire, les autres praticiens d’astreintes de la clinique peuvent intervenir et notamment, les chirurgiens viscéraux, les gastro-entérologues, les radiologues… Si une intervention est rendue nécessaire devant l’évolution d’une pathologie, une équipe de garde sur place le permet sans délais.

Fonctionnement en Réseau

La prise en charge de patients des réseaux nécessitant une hospitalisation ou un retour à domicile s’inscrit dans le cadre du réseau Ville-Hôpital. Ainsi, l’établissement dispose de conventions avec le réseau CRONOS d’une part et l’équipe mobile de gérontologie et le service de soins palliatifs mobile du CHU de Nice d’autre part.

Des liens avec de nombreux Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), pour des patients dont la dépendance exclurait le retour à domicile, nous permettent l’orientation en aval.

Les deux établissements de convalescence du groupe permettent, enfin, le suivi de la prise en charge, si nécessaire, après les soins d’hospitalisation.

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