Le robot da Vinci

La clinique Saint GEORGE est équipée du robot chirurgical Da Vinci S, qui lui permet de réaliser de la « vidéo-chirurgie assistée par ordinateur » dite mini-invasive et de rester au sommet de la technologie. C’est évidemment le chirurgien qui est aux commandes, l’opération n’étant pas menée de manière autonome par le robot !

Pour préparer cette installation, l’équipe chirurgicale a bénéficié d’une formation sur plusieurs mois à Strasbourg afin de familiariser les utilisateurs avec le pilotage du robot. Le système est utilisé dans la clinique par plusieurs équipes chirurgicales (chirurgie digestive et chirurgie urologique…).

Les différents modes de chirurgie (trois « générations » de chirurgie)

Trois générations de chirurgie :

> La chirurgie classique ;
> La chirurgie mini-invasive (laparoscopie et cœlioscopie) certes moins invasive pour le patient, mais qui était néanmoins limitée par le degré de liberté des instruments ;
> La chirurgie robotique.
Lors de cette dernière, dans la salle d’opération, le chirurgien, installé sur sa chaise, a la tête plongée dans une console (avec visionneuse stéréo à affichage tridimensionnel incorporée et agrandi du champ opératoire) et pilote ses instruments à distance, ses mouvements étant retransmis par l’électronique du système. Il opère le patient qui est entouré d’aides opératoires pour l’assister et contrôlant eux aussi leurs gestes sur des écrans vidéos. Par ailleurs, la vision opératoire en 3 D permet d’apprécier la profondeur du champ opératoire. Ne sont en contact avec le patient que les bras articulés du robot, soigneusement protégés. Ils ont préalablement été installés afin de permettre l’accès des instruments utilisés par le chirurgien (micro pinces, ciseaux, porte-aiguilles…) sous son contrôle direct et en temps réel.

Comme dans la chirurgie endoscopique, les voies d’abord sont limitées à de petits orifices réalisés dans les parois (abdominale, thoracique…) pour implanter les trocarts sans avoir à compromettre la dextérité, la précision et les gestes naturels du chirurgien.

La démultiplication des mouvements réduit les gestes de la main à des mouvements des instruments proportionnellement plus petits dans le champ opératoire donc moins invasifs. Les instruments ont un total de sept degrés de liberté (soit deux de plus à leur extrémité que les instruments endoscopiques traditionnels) pour prolonger les capacités du chirurgien dans une nouvelle dimension.

Les apports du robot

Avantages de cette chirurgie avec l’apport d’une vision tridimensionnelle :

Précision du geste chirurgical, dissection beaucoup plus fine, dextérité chirurgicale, ergonomie, conditions techniques et de sécurité supérieures.
Plus de contraintes manuelles, ni visuelles, le robot offre tous les degrés de liberté. On peut tourner si nécessaire la main de 360° (il opère dans les trois dimensions en toute sécurité et en toute efficacité), rendant dès lors possible des interventions sur des parties du corps jusque-là très difficiles d’accès, sinon impossible à observer ou à atteindre.
La robotique apporte au chirurgien une aisance technique qui permet la réalisation de gestes techniques plus délicats, plus rapidement qu’en cœliochirurgie classique et avec une ergonomie supérieure. Cette chirurgie « mini-invasive » permet la préservation optimum des structures anatomiques.

Le robot contribue à l’amélioration des actes chirurgicaux car d’une précision exceptionnelle, il permet de minimiser les conséquences secondaires en diminuant le traumatisme opératoire. En conséquence, les effets secondaires comme la douleur ainsi que les complications postopératoires sont fortement diminuées, permettant une récupération rapide pour les patients après quelques soins.

Les indications

Le robot a une vocation multidisciplinaire : chirurgie digestive, urologique, gynécologique… Des résultats intéressants notamment dans le cancer de la prostate puisque l’opération par le robot évite le plus souvent au patient de devenir impuissant, réduit les événements indésirables et réduit la durée d’hospitalisation. Le système semble déjà très efficace pour une microchirurgie à l’intérieur de l’abdomen, du thorax ou dans de petits champs opératoires. La position ergonomique du chirurgien et la mobilité récupérée de l’extrémité de ses instruments sont appréciables pour les interventions courantes de la chirurgie digestive et urologique.

L’expérience actuelle, à l’échelle mondiale, est réalisée à travers plusieurs milliers d’interventions chirurgicales : chirurgie urologique (prostatectomies radicales…), chirurgie abdominale (gastroplasties, cholécystectomies…) et chirurgie gynécologique (reperméabilisations tubaires…).

En Conclusion

Fruit d’une politique d’investissement continue de la direction d’établissement, le robot Da Vinci S ouvre des perspectives par le saut technologique qu’il provoque dans la clinique Saint GEORGE. Cet important investissement consenti par la clinique Saint GEORGE, sans financement extérieur, offre aux chirurgiens de la clinique Saint GEORGE la possibilité de réaliser les gestes chirurgicaux les plus complexes de façon précise et sûre, permettant dès lors, d’offrir aux patients du groupe des soins conformes aux acquis récents de la science dans les indications reconnues.

Par la miniaturisation des instruments qui permet des sutures plus fines, dans des accès jusqu’alors impossibles, la chirurgie assistée par robotique permet un affinement de la chirurgie traditionnelle, une diminution de la douleur postopératoire, un rétablissement plus rapide et un meilleur résultat esthétique. La durée d’hospitalisation, quant à elle, s’en trouve nettement diminuée et le patient peut reprendre son activité professionnelle plus rapidement.

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